Jour 5 – Run!

Il était une fois dans un château danois…

Le premier sera celui où se passe l’intrigue d’Hamlet de Shakespeare (oui, rien que ça) : le château de Kronborg.  Et on doit bien dire que visuellement l’architecture est remarquable.

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La chapelle qui compose une partie du château donne depuis l’extérieur un volume assez atypique au niveau des toits. Une fois monté la tour des canons, on peut d’ailleurs mieux en apprécier la conception. Une sorte de chaos dans les lignes et les courbes qui au final est parfaitement orchestré.

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La découverte des catacombes plongées dans le noir ne laisse apparaitre que les quelques lueurs des lampes à pétroles disséminées au compte goutte dans les galeries. un plaisir de jeu pour les enfants (les adultes aussi). Le Bal des laze de Polnareff commence ici pour la journée. C’est parfait à chanter/siffloter en cherchant la sortie. Même les gens qui ne connaissent pas, se sentent de siffler à l’unisson.

Le seul regret pour ma part sera cette chaux blanche qui enduit la quasi totalité des murs à l’intérieur. Cela dans un but purement esthétique. En gros c’est beau et propre mais ça fait tout sauf authentique.

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Le deuxième château de la journée sera celui de Frederiksborg. Tout droit sorti d’un livre de princesses et de chevaliers, en plein centre de la ville, il parait démesuré.

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Et cette fois-ci, niveau authenticité on y va à fond. Tout est reconstitué à l’intérieur et on se plait rapidement à déambuler dans les ambiances successives. Plus la visite passe et plus on a la sensation d’être dans un palais plutôt que dans un château. Les décorations, meubles, bijoux, instruments en tout genre sont rarement des outils de guerre.

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Arrivé dans l’église du château, des murs et plafonds chargés d’ornements d’une grande finesse. Travail qui a du prendre des années. Au fond de la pièce, comme central, un orgue. L’orgue de Compenius fait de tube de bois (oui oui, pas en métal) , de tirants en argent et de cordes pour les soufflets. Cet orgue a plus de 500 ans…. Un homme est assis face à celui-ci et joue avec beaucoup de concentration.

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Chacun de ses gestes est parfaitement placé. Ses doigts se posent et se retirent avec la même douceur. Le temps qu’il passe sur chacune des notes est millimétré et tout cela parait pourtant si intuitif. J’aurais pu passer la journée à l’écouter. Je me rendscompte, en tournant autour de l’orgue, que l’homme n’est pas seul à jouer. Derrière l’orgue un deuxième homme actionne les soufflets. Des cordes pendent devant lui et il les tend à sa convenance comme un accordeur pourrait chercher la note parfaite. Ces cordes, il ne les regarde même pas, il les écoute se tendre en fermant les yeux.

La visite s’achève par une exposition d’art moderne sur deux niveaux. Des peintures ultra réalistes, des photographies, de l’infographie, des autoportraits d’enfants,… une façon originale et agréable de clôturer la visite du Musée National Historique.

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L’étape suivante de la journée se fera à Trellborg et sa forteresse circulaire viking. On soulignera surtout la symétrie parfaite de l’édifice qui protégeait les populations dans leurs longères. Ah oui et aussi que Mana aime manger des déjections de mouton.

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Enfin l’odeur des bois, voilà ce qui sera le point de départ de la dernière étape aujourd’hui.

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Longeant les crêtes des falaises de calcaire des Møns Klint, nous arrivons devant de grands escaliers qui mènent à la plage. A mesure de notre descente, les parfums changent. La douceur de la forêt laisse place à la fraicheur de la mer. La balance entre les deux est enivrante. Un peu comme en cuisine avec un mélange de saveurs, quand il est parfait, il y a quelque chose d’indescriptible qui se passe. Éphémère, la forêt disparait alors laissant la place à l’horizon, encore plus large qu’hier. Les falaises derrière nous surplombent. La mer elle, nous ouvre les bras. Les couleurs du jours seront clairement blanches-jaunes-orangées.

“Si tu es en panne d’inspiration, ouvre ta fenêtre”

Les galets qui forment la plage crissent à chacun de nos pas. Et j’ai même la sensation d’entendre des cris d’oiseaux quand je marche sur certains. Je n’y avais jamais prêté attention (le gars entend des cailloux crier = la drogue, c’est mal). Un voilier de plaisance vogue seul sur cette mer baltique au plus calme. Truman n’est pas loin avec cette image.

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De loin une lueur haletante sur les galets et 3 personnes autour. Une forte odeur tout aussi agréable l’accompagne. Ce feu de camp me demande de rester. Mais tu n’es pas là. Alors je m’échappe rapidement, je passe vite ces marches qui nous ramènent sur la crête. Ces 563 marches pour me vider l’esprit. Et je vide le reste par écrit.

Musique de dernière minute : Space oddity de David Bowie

“Non, on n’est pas encore arrivés” (comment le savoir?)

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